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La planification traditionnelle de la retraite a des défauts qui peuvent avoir des conséquences importantes sur votre plaisir, tout au long de votre vie.

Voilà maintenant près de huit ans que mon livre, Arrêtez de planifier votre retraite, planifiez votre plaisir, a paru pour la première fois. Un des objectifs de ce bouquin est de prévenir le lecteur de certaines aberrations de la méthode traditionnelle de planification de la retraite.

Le premier piège est celui de la fixation d’un pourcentage quelconque de remplacement du revenu, généralement 70 %. Or, ce taux est souvent erroné lorsqu’on détaille les dépenses réelles encourues à la retraite. Le taux adéquat peut varier de 40 à 100 %, selon les cas.

Le deuxième piège touche à la perception des erreurs. En effet, si le pourcentage requis pour un individu était de 85 % et que la planification a été calculée à partir d’un taux de 70 %, l’erreur sur la «qualité de vie» n’est pas que de 15 %. Pourquoi ? Parce toutes les «erreurs» de planification dans le budget total seront absorbées par le poste budgétaire «qualité de vie» – ou, comme je me plais à l’appeler, le budget «plaisir». Pour moi, la qualité de vie regroupe des dépenses telles que les vacances, les sorties au restaurant, les spectacles et toutes les autres dépenses qui nous procurent du plaisir. Si ce poste budgétaire ne représente que 25 % du budget total, l’erreur est donc multipliée par quatre ! Dans notre exemple, l’erreur passerait donc de 17,6 à 71 %. Autant dire que le plaisir disparaît…

L’usage veut que les gens se serrent la ceinture pour épargner pendant qu’ils remboursent leur hypothèque. Lorsque cette dépense disparaît, ils s’habituent à un autre rythme de vie juste avant la retraite. Le troisième piège découle du fait que le pourcentage adéquat de remplacement du revenu n’est utile que pendant ces quelques petites années. Si les dépenses ne se sont pas stabilisées, le budget plaisir augmentera à la retraite…

Le quatrième et dernier piège est le plus subtil. Il est subtil parce qu’il déséquilibre la qualité de vie avant la retraite. La raison de ce déséquilibre est que les recommandations d’épargne pour la retraite ignorent souvent la capacité à épargner. Pourquoi un individu épargnerait-il toujours le même montant chaque année (dans le meilleur des cas, un montant indexé sur son revenu), alors que ses engagements financiers varient ? Pourquoi ne pas profiter de la fin du prêt hypothécaire pour épargner davantage et pour conserver le même budget plaisir ? Et tout cela en visant la conservation du même niveau de vie à la retraite.

Autrement dit, pourquoi ne pas épargner en dents de scie et avoir un budget plaisir nivelé, au lieu du contraire ?

Ma méthode ne requiert donc aucun objectif de revenu à la retraite. C’est la situation particulière du client qui dicte le «potentiel» du budget plaisir.

Un individu qui dépasse son budget plaisir potentiel aura inévitablement des problèmes à un moment donné. Celui qui dépense moins que ce qu’il pourrait verra sa succession allumer quelques bougies de plus…

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