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À VOS AFFAIRES. Depuis le début de l’année, les rendements boursiers ont été désastreux pour la plupart des secteurs, hormis celui des énergies non renouvelables. Les taux d’intérêt ne cessent d’augmenter et l’inflation est toujours au rendezvous, appuyée par des menaces de récession. Les effets de la COVID-19 se font sentir et la guerre en Ukraine affecte le moral de beaucoup de gens, dont nombre d’investisseurs. Certains nous font peur avec un krach boursier imminent…

Quoi faire dans ce contexte ? Comme d’habitude:

1. Ne pas paniquer;

2. Retourner à la base;

3. Se rappeler que Warren Buffet, souvent considéré comme le plus grand investisseur de l’histoire, a dit, dans une lettre adressée aux investisseurs de Berkshire Hathaway en 1986, que son but était «d’avoir peur quand les autres sont avides et d’être avide quand les autres ont peur».

Or, en ce moment, ces «autres»«ont peur». Ne pas paniquer ne signifie pas que vous êtes anormal si vous ressentez une certaine crainte. Ça signifie de ne pas effectuer de transactions en vous fiant à vos émotions. Vous devez respecter votre plan de match (si vous en aviez un, évidemment). Les émotions sont le pire des guides. Vous courez à votre perte en les écoutant.

Si vous avez beaucoup de «courage», vous pourriez faire le contraire de ce que vos émotions vous inspirent et faire un bon coup. Mais sans aller jusque-là, le simple fait de ne rien faire vous sera bénéfique par rapport au fait de suivre ce qu’elles vous dictent.

Par conséquent, même si vous ne changez pas vos investissements pour suivre la ligne de l’Oracle d’Omaha, sa philosophie devrait vous rassurer pour l’avenir. Si votre portefeuille a perdu beaucoup depuis le début de l’année, vous devez vous convaincre que, dans un avenir plus ou moins rapproché, les choses iront beaucoup mieux et la débandade de votre portefeuille ne sera qu’un mauvais souvenir.

A-t-on atteint le creux ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, que les marchés soient à la hausse ou encore à la baisse dans les prochains mois, votre plan de match ne devrait pas en être affecté.

Un bon plan de base signifie que si vous n’êtes pas à la retraite, vous devriez (continuer d’) investir périodiquement — ce qui vous fera profiter des baisses de marché — et si vous êtes rendu à ce point dans votre vie, vous devriez (auriez dû…) avoir assez de liquidités dans votre portefeuille pour y piger afin de combler vos besoins pendant trois ou quatre années. Après cette période, historiquement, les crises sont terminées.

Si, par malheur, vous pensez devoir vendre des investissements à perte EXPERT INVITÉ pour combler votre coût de vie, «sortant»ainsi du marché, je vous invite à considérer, avec l’aide d’un professionnel, plusieurs scénarios futurs pour limiter ces ventes. Peut-être y en a-t-il un qui limitera les dégâts, voire qui sera bénéfique. N’oubliez pas, non plus, qu’une perte dans un compte non enregistré peut vous faire payer moins d’impôt…

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier fait aussi partie de la base en investissement. En répartissant vos investissements dans des titres et des secteurs différents, vous réduirez la volatilité de votre portefeuille, c’est-à-dire que les «vagues»seront moins grosses pour vous rendre à destination. Non, vous ne frapperez pas de coup de circuit avec tous vos titres, mais vous serez moins inquiet à la prochaine baisse des marchés.

D’ailleurs, je vous conseille de faire affaire avec un professionnel pour vos investissements. Certes, vous pouvez vous «amuser»avec quelques titres, si vous y tenez, mais si vous gérez votre portefeuille de retraite, je pense que vous laissez trop de place à la chance, à moins que vous soyez l’exception qui confirme la règle…

Bon investissement !

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